Santé, IVG, droits LGBTQI+, diversité : des millions de personnes menacées par une loi états-unienne

A partir d’aujourd’hui, 26 février 2026, entre en vigueur une nouvelle extension de la loi américaine élargissant le conditionnement de financements d’organisations à l’absence de “promotion” d'actions liées aux droits des personnes LGBTQI+, aux politiques de diversité, d’équité et d’inclusion. Médecins du Monde alerte sur les conséquences graves et immédiates sur la santé, les droits et la vie de millions de personnes dans le monde.

 

Cette nouvelle mesure est une extension de la Global Gag Rule, ou la “règle du bâillon mondial”. Celle-ci a été réintroduite fin janvier 2025 par le gouvernement américain et interdit aux organisations qui reçoivent des fonds états-uniens de pratiquer ou même de fournir des informations sur l'avortement.

L’extension de la Global Gag Rule constitue une menace sans précédent des politiques états-uniennes envers les droits et la santé des personnes les plus vulnérables. « L’impact de cette décision va se mesurer en vies humaines. Un nombre élevé de femmes va perdre l’accès à des interruptions de grossesse sécurisées ; la communauté LGBTQI+ mondiale sera exclue de l’aide humanitaire et de l’accès aux soins. » explique Federico Dessi, Directeur général de Médecins du Monde.

Santé versus idéologie

Selon Médecins du Monde, cette nouvelle réglementation met en évidence la manière dont l'aide humanitaire et la coopération au développement sont instrumentalisées à des fins de pression idéologique.
« Cette décision constitue un grave revers idéologique pour la politique étrangère américaine. Ce type de chantage asphyxie les systèmes de santé, censure l'information médicale et contraint les organisations à un choix impossible : interrompre les soins essentiels ou perdre leurs financements. Il s'agit non seulement d'une violation du droit à la santé, mais aussi d'une atteinte à la liberté d'expression et au droit à l'information. L'aide internationale est ainsi détournée de sa mission première : répondre aux besoins des populations. La santé doit toujours primer sur la politique », avertit Federico Dessi.

Impact sur les opérations

Outre les organisations directement concernées, cette nouvelle réglementation pourrait également impacter les institutions internationales et multilatérales, notamment les agences des Nations Unies, qui reçoivent des fonds américains et les redistribuent ensuite à des structures de santé ou à des programmes de défense des droits humains œuvrant pour les personnes LGBTQI+, la diversité et l'inclusion. Selon des estimations préliminaires, cette politique affecterait environ 2 600 organisations qui reçoivent près de 40 milliards de dollars de financement américain par an.

Malgré ce changement, Médecins du Monde continuera à s rbattre pour les droits sexuels et reproductifs et le droit à l'autodétermination. L'accès à l'avortement est un soin de santé essentiel et un droit humain. Nous continuerons à fournir des soins d'avortement sécurisés et à défendre le droit d'y accéder librement. Nous ne limiterons pas le champ de nos interventions ni ne cesserons de lutter pour le droit universel à la santé, y compris la santé et les droits sexuels et reproductifs, pour nous adapter à des politiques de financement politisées."

 

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