Des millions de personnes toujours affectées par les inondations meurtrières au Pakistan

Huit semaines après la déclaration de l’état d’urgence par les autorités pakistanaises, les inondations continuent d’affecter la vie de millions de personnes. Villages inondés, ponts détruits, routes endommagées : de nombreuses personnes se retrouvent coupées de toute aide extérieure. La stagnation des eaux renforce la propagation des maladies hydriques et du paludisme.

Une situation catastrophique

Déplacements de populations, maisons détruites, ponts endommagés : 33 millions de personnes ont été affectées par les inondations catastrophiques qui se sont abattues sur le Pakistan dès la mi-juin 2022. Plus de 1700 personnes ont perdu la vie, et plus de 12000 autres ont été blessées. Plus de 600 000 personnes ont été déplacées et vivent dans des camps. Aujourd’hui, bien que les pluies aient cessé, la situation est catastrophique. 

Wafa'a Al Saidy, coordinatrice de Médecins du Monde au Pakistan, témoigne :
« Même aujourd’hui, certains villages sont encore complètement sous l’eau, comme dans le sud du Pendjab. Les populations ont dû fuir, des milliers de personnes ont tout perdu, et ont peur de dormir à l’intérieur de bâtiments qui risquent de s’effondrer à tout moment ».

Prendre en charge les blessés au plus vite

Médecins du Monde travaille depuis des années dans la province de Khyber Pakhtunkhwa, dans le nord-ouest du pays. C’est dans cette région que la majorité des réfugiés afghans ont été accueillis. Après les inondations, Médecins du Monde a lancé une intervention d'urgence dans les zones les plus touchées du Khyber Pakhtunkhwa.

Depuis fin août, plus de 1200 personnes ont bénéficié de soins de santé (et santé sexuelle et reproductive) grâce aux cliniques mobiles de Médecins du Monde dans les districts de Nowshera, Charsadda et Chitral. La priorité : prendre en charge les blessés au plus vite :

« Face à cette situation, l’urgence, pour les familles, est de répondre à leurs besoins prioritaires : avoir un logement, se nourrir. Si un enfant a de la fièvre, cela peut passer au second plan. Notre priorité : arriver à prendre en charge les patients à temps, afin d’éviter la détérioration des états de santé », ajoute Wafa’a Al Saidy.

Risques d’insécurité alimentaire

Etant donné la stagnation des eaux, Médecins du Monde s’inquiète au sujet de la propagation de la dengue et du paludisme, de la diarrhée aqueuse aiguë et de la gale. De plus, suite à la destruction de milliers d’hectares de cultures, le prix des denrées alimentaires a fortement augmenté. « Nous craignons une augmentation des cas de malnutrition. Nous sommes également inquiets pour la situation des femmes enceintes, dans un contexte où le système de soins de santé est complètement débordé », complète Wafa'a Al Saidy.

Nos actions

  • Consultations de soins de santé primaire, consultations prénatales et anténatales
  • Consultations soins de santé sexuelle et reproductive pour les femmes et les adolescentes
  • Dépistage d’enfants, séances de sensibilisation
  • Installation de tentes résidentielles pour accueillir 52 000 personnes
  • Don de médicaments et d’équipements à deux établissements de santé publics dont un hôpital universitaire

 

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Peu importe la personne qui a besoin d’aide, peu importe sa manière d’agir, de vivre ou de penser, « on s’en fout ». Pour Médecins du Monde, la santé passe avant tout.

 

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