Personnes migrantes ou déplacées

Appui psychologique aux migrant.e.s à la frontière Bosnie-Croatie

Croatie

7000
LE NOMBRE DE PERSONNES RÉFUGIÉES COINCÉES À LA FRONTIÈRE ENTRE LA BOSNIE ET LA CROATIE
3
LE NOMBRE DE CAMPS OÙ NOUS SOMMES ACTIFS, FOURNISSANT DES SOINS EN SANTÉ MENTALE
67%
DES PERSONNES RÉFUGIÉES ONT DES TAUX DE DÉPRESSION SUPÉRIEURS A LA MOYENNE

CONTEXTE

ContextE

Selon les chiffres des Nations unies, 35.000 personnes réfugiées sont arrivées en Bosnie entre janvier et juin 2019. La majorité d’entre elles tentaient de rejoindre l’Europe via la Croatie, à la frontière avec la Bosnie. Il s’agit surtout de personnes originaires du Pakistan (34%), d’Iran (12%), de Syrie (11%), d’Afghanistan (10%) et d’Irak (9%). Une personne sur 10 est mineure et 13% sont des familles.

Compte tenu de l’intensification des contrôles frontaliers mais aussi du flux migratoire traversant les pays voisins, la Serbie et le Monténégro, 7.000 personnes sont actuellement coincées à la frontière entre la Bosnie et la Croatie. Les 4 camps officiels à la frontière permettant l’accueil de 3.200 personnes, sont saturés. La majorité des personnes réfugiées, environ 4.000, survivent dans la clandestinité, chez des particuliers, dans des squats ou dans la rue.

Cet afflux provoque une tension croissante sur le terrain. Les organisations humanitaires n’arrivent plus à faire face, ce qui provoque le mécontentement de la population locale. Il est aussi question de ‘pushbacks’, des opérations de police qui consistent à repousser les personnes réfugiées hors de Croatie vers la Bosnie. De nombreuses organisations font état de violences physiques perpétrées lors de ces ‘pushbacks’.

Petite fille en Bosnie

©Kristof Vadino

Nos actions

Que fait Médecins du monde?

Médecins du Monde est active depuis avril 2019 dans 3 camps à la frontière bosniaque. Nos équipes, composées de psychologues et de médiateurs culturels, apportent une aide psychologique. Nous mettons l’accent sur les filles et les femmes et nous travaillons à la détection, au traitement et à la prévention des violences sexuelles.

Pourquoi la santé mentale?

Sur le parcours migratoire, les personnes réfugiées courent de fait un plus grand risque de rencontrer des problèmes de santé mentale. Ceux-ci sont liés à la perte de leur logement, de leur statut et de leur culture, souvent combinées à celles d’être chers, de leurs familles ou de leurs enfants. Outre le traumatisme de la guerre ou du conflit, la vie d’une personne réfugiée s’accompagne aussi d’un degré de stress extrême, d’une perte d’identité, d’un sentiment d’angoisse ou de désespoir.

Une enquête menée par Médecins du Monde (2019) a mis en évidence que 57% des personnes réfugiées souffrent de crises d’angoisse et 67,4% souffrent de dépression, dont le taux est supérieur à la moyenne.

Enfin, les jeunes filles et les femmes, sur les routes migratoires, courent plus de risques d’être les victimes de violences sexuelles.

Concrètement

Concrètement

Concrètement Médecins du Monde soutient aussi bien les personnes réfugiées que les travailleurs humanitaires actifs en Bosnie, en leur apportant une aide psychologique. Nous soutenons aussi les filles et les femmes courant un grand risque ou confrontées à la violence sexuelle.

 -Nous offrons des formations sur la détection et la gestion des violences basées sur le genre aux travailleurs humanitaires, aux employés du ministère de la santé et au personnel soignant qui travaille avec les personnes réfugiées à la frontière avec la Bosnie.

-Nous offrons des thérapies psychologiques aux jeunes filles et aux femmes dans 3 camps situés à la frontière entre la Croatie et la Bosnie. Les thérapies sont individuelles et collectives. Nous accueillons 80 filles et femmes par mois. 30 d’entre elles sont des survivantes de violences basées sur le genre. Elles sont soignées et un suivi médical et psychologique est mis en place.

-Nous offrons des programmes d’empowerment (autonomisation) et de ‘life skill’ aux filles et aux femmes hébergées dans le centre. L’objectif est de réduire les symptômes d’angoisse et de dépression. Par mois, ce sont 600 filles et femmes qui prennent part à nos activités.

-Nous identifions les besoins médicaux en termes de santé sexuelle et reproductive. Il peut s’agir de suivi de grossesse, de contraception ou de test IST. Les personnes ayant besoin d’une aide spécialisée sont référées à un gynécologue.

Contactez-nous

Médecins du Monde

Faites un don : BE26 0000 0000 2929


Rue Botanique 75, 1210 Bruxelles
Tél : +32 (0) 2 225 43 00
info@medecinsdumonde.be

TVA: BE 0460.162.753