COVID-19 : La situation au Niger

Améliorer les conditions d’hygiène et désamorcer les messages de haine

Au Niger, comme dans les autres pays de la sous-région, les frontières sont fermées et les transports routiers fortement limités. Les écoles, les bars et les restaurants sont portes closes et la distanciation sociale est de rigueur. Sans que le gouvernement n’impose le confinement. 

Les diagnostics et les prises en charge sont gratuits. Et un plan de mesures détaillé prévoit dans l’immédiat de soutenir les cultures irriguées et d’augmenter l’octroi de micro-crédits. Et à court terme d’alléger les impôts. Mais beaucoup reste à faire.

« Face à la crise sanitaire du COVID-19, nous nous tenons aux côtés des personnes migrantes, que nous continuons à soigner et que nous sensibilisons sur les gestes à adopter. Mais également aux côtés de la population nigérienne, pour appuyer les messages du gouvernement, notamment à travers les leaders communautaires. » explique Soumaila Maiga Ibrahim, coordinateur général de la mission de Médecins du Monde au Niger.   

À Agadez

Confinement : Médecins du Monde offre des soins de santé primaire à tous les groupes de personnes en provenance d’Algérie ou de Lybie, qui entrent à Agadez et sont soumis au confinement obligatoire.

Dans les centres de jour et de nuit situés dans les ghettos où vivent les personnes migrantes :

  • Médecins du Monde s’attèle à améliorer les conditions d’hygiène (20 dispositifs de lavage des mains déjà installés) et à sensibiliser les personnes.
  • Les cliniques mobiles se poursuivent et les équipes restent attentives aux tensions éventuelles dirigées contre les personnes migrantes.

À destination de la population dans son ensemble :

  • Sensibilisation : Médecins du Monde soutient le Ministère de la Santé via la production d’affiches et des messages diffusés par les radios communautaires. Nous organisons et animons aussi des séances de cinéma ambulant sur les gestes de prévention à adopter.
  • Formation des leaders communautaires sur la prévention, mettant l’accent sur des messages de santé mentale et gestion de stress.
  • Premiers secours psychologiques : formation des équipes opérationnelles et des professionnels en soins de santé primaire.
  • Helpline permettant des débriefings par téléphone dans les ghettos et communautés assurées par un groupe de psychologues : en discussion avec le Ministère.
  • Stigmatisation : déconstruction des rumeurs visant les personnes migrantes et adaptation des messages.

Soumaila Maiga Ibrahim : « Les personnes migrantes et en particulier celles qui sont refoulées d’Algérie, sont les cibles de rumeurs dangereuses. Elles sont les responsables désignées de l’entrée du Coronavirus au Niger. Nous nous devons de travailler à déconstruire ces messages discriminatoires. »

À Niamey

Médecins de Monde projette d’élargir son champ d’intervention au niveau de la capitale afin de s’impliquer auprès des acteurs humanitaires dans la réponse au COVID-19 pour les personnes les plus vulnérables face à la pandémie. L’objectif étant d’appuyer la mise en œuvre du plan de communication du gouvernement.

  • Sensibiliser les groupes cibles les plus vulnérables sur les risques et les mesures de prévention face au COVID-19 : les personnes mendiantes, dont les enfants talibés, les vendeurs de rue, les jeunes filles domestiques et les enfants en situation de rue.
  • Assurer la distribution de kits de protection individuels.

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