Covid-19: La situation en RDC

Panzi accueille les patient.e.s COVID-19 modéré.e.s ou sévères.

 

Bukavu

L’hôpital Panzi du Docteur Mukwege, qui soigne les survivantes de violences sexuelles, s’est réorganisé pour prendre en charge les cas modérés et sévères de COVID-19. Le Docteur Mukwege a d’ailleurs été nommé Président de la Commission santé du Comité multisectoriel de lutte contre le COVID-19 au Sud-Kivu. Médecins du Monde, partenaire historique du Docteur, est à ses côtés.

Dans le prolongement de l’intervention de Médecins du Monde sur Ebola à Bukavu durant les six derniers mois, nous renforçons nos activités selon trois axes principaux :

  • Sensibilisation au niveau communautaire permettant de renforcer les mesures de lavage de mains, de respecter les mesures de distanciation physique et d’identifier rapidement des patient.e.s suspect.e.s ou des personnes à risque de devenir des cas sévères.
  • Appui à 100 structures sanitaires (dont l’Hôpital Panzi) en terme de matériel de protection (masques, gants, …), de médicaments pour le traitement symptomatique, et de formation du personnel médical et paramédical sur le COVID-19 et les façons de se protéger.
  • Appui en santé mentale autant pour le personnel soignant que pour les familles affectées par l’épidémie, ceci par la mise à disposition de psychologues et assistants psychosociaux.

« Par ailleurs, depuis plus d'un an, Médecins du Monde met en œuvre un projet de prévention des violences sexuelles dans la ville de Bukavu. Durant ces périodes de confinement, plusieurs pays ont observé une hausse significative d’actes de violences sexuelles entre autre sur les enfants. Nos équipes, en lien très étroit avec les membres des communautés et le Mouvement des Survivantes de violences sexuelles, continueront à lutter contre ce phénomène et à dénoncer tout abus » explique Pilar Martinez, Coordinatrice générale RDC.

Dans un communiqué (10 avril 2020), le Docteur Denis Mukwege, Président de la Commission santé du Comité multisectoriel de lutte contre le COVID-19 au Sud-Kivu, propose un ensemble de mesures claires et adaptées au contexte congolais. 

« Nous recommandons en priorité un confinement partiel des personnes âgées de plus de 60 ans, souvent plus à risque. Ceci permettra de protéger les plus fragiles, qui sont les plus exposé.e.s aux complications mortelles... Nous aspirons à effectuer un maximum de tests, en fonction, bien sûr, des ressources disponibles… Pour rompre la chaine de transmission du COVID-19, il est capital que toute la population porte un masque à l’extérieur de la maison. Et, si une personne présente des symptômes de la maladie, elle doit aussi le porter à l’intérieur de la maison.

Les tests et dépistages se feront dans des endroits éloignés des hôpitaux et des centres de santé, dans des tentes semblables à celles du temps d’Ebola ou encore dans les écoles aujourd’hui fermées et dont le personnel est en congé technique à la suite des mesures de confinement Ceci pour éviter que nos hôpitaux ne deviennent des sources de contamination. » 

Prise en charge des patients

« Il va de soi que malgré cette pandémie, nos hôpitaux doivent continuer à accueillir les malades en toute sécurité, traiter d’autres pathologies. Les cas sévères (de contamination au COVID-19) seront transférés à l’Hôpital Provincial Général de Référence ou à l’Hôpital Général de Référence de Panzi. Ces hôpitaux les prendront en charge car ils ont la capacité de mettre le ou la malade sous oxygénation ou encore de le ou la placer sous respirateur selon un protocole bien défini. Seul.e.s les malades qui présentent des complications seront donc acheminé.e.s dans ces hôpitaux de référence. »

Uvira 

Depuis le 1er avril, Médecins du Monde a ouvert un nouveau projet de renforcement de l’accès aux soins de qualité dans 5 formations sanitaires de la zone de santé de Uvira, frontalière du Burundi. Uvira fait face à des arrivées massives de personnes déplacées en provenance d’une zone de conflit communautaire très intense au Sud-Kivu : les Hauts Plateaux.

En plus de ce contexte de conflit et d’épidémie, une catastrophe naturelle s’est produite le 17 Avril 2020 avec de très fortes inondations provoquant le décès de 30 personnes et plus de 3.200 ménages sans abris. Avec d’autres partenaires humanitaires, nos équipes sont sur le terrain pour identifier les besoins les plus urgents et réhabiliter les structures sanitaires prioritaires afin de rétablir un accès aux soins le plus rapidement possible.

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