Ex-directeur politique d’Ecolo et de Greenpeace, Michel GENET prend la barre de Médecins du Monde

À partir du 1er juillet, Michel Genet est le nouveau Directeur général de Médecins du Monde Belgique. Précédemment, Michel était à la tête de Greenpeace et du Crédal, une coopérative de crédit solidaire. Il a également été directeur politique d’Ecolo. Il prend aujourd’hui congé de sa fonction au Parlement européen pour prendre les commandes de Médecins du Monde. 

Renforcer l’organisation pour mieux affronter les défis actuels et futurs d’accès à la santé pour les plus fragiles

« Médecins du Monde Belgique est une organisation qui a grandi très vite et l’enjeu est aujourd’hui de renforcer ses bases pour qu'elle puisse aborder les défis présents et futurs de la meilleure manière possible. Parmi ceux-ci, de nombreux enjeux de santé publique, mis en évidence par la crise COVID-19. La question de la santé mentale m’importe également beaucoup. Et puis, on sait aussi que le réchauffement climatique va avoir diverses conséquences sur la santé et en particulier celle des plus fragiles. »

Les enjeux climatiques sont aussi des enjeux de justice sociale

Justice sociale et environnement: les fils rouges dans la carrière de Michel Genet. Des thèmes qui complètent parfaitement les missions de Médecins du Monde. L’impact du changement climatique sur la santé est énorme : « On observe actuellement une augmentation des décès et des maladies causé.e.s par les températures extrêmes et les conditions climatiques, une diminution de la qualité de l’air, de la sécurité alimentaire et de l’accès à l’eau potable. »

Tout aussi inquiétant, est l’impact du climat sur les inégalités dans l’accès aux soins de santé. « Les groupes de personnes – pensons aux personnes sans-abri en période caniculaire - et les pays les plus vulnérables en sont également les premières victimes. Dans les pays du sud, on observe par exemple une augmentation des maladies tropicales, les décès liés aux conditions climatiques, à l’accès à la nourriture et à l’eau particulièrement difficile. Un contexte qui génère une augmentation de réfugié.e.s climatiques. En tant qu’organisation médicale qui travaille sur la migration et les pays ayant des systèmes de soins fragiles, ces questions représentent LES défis des années à venir. »  

Post COVID-19 et Médecins du Monde : ce que la pandémie a révélé sur notre système de santé

La pandémie de COVID-19 a montré les conséquences d’un système de santé qui n’est pas accessible à tous et toutes. Ce sont les mêmes personnes – sans-abri, migrantes, vivant dans la précarité, ayant un faible niveau de formation ou dans une situation socio-économique difficile – qui ont subi de plein fouet les effets de l’épidémie.

« Ils et elles ont, les premier.ère.s, vu leurs revenus chuter, leur accès aux soins de santé rendu encore plus difficile, une impossibilité de se confiner étant donné l’absence de logement ou ont subi un confinement pénible dans des logements exigus et surpeuplés. Et cela, dans un système de santé qui exclut souvent les personnes vivant en marge de la société. »

En Belgique, Médecins du Monde n’a jamais donné autant de consultations médicales que durant cette période. « Nous avons distribué des milliers de kits d’hygiène et soigné des milliers de personnes sans-abri, dans notre Médibus qui a multiplié les lieux et les jours de consultation et nous les avons accueillis, comme au centre Jacques Brel, auberge de jeunesse transformée en centre de jour. La question cruciale que doivent se poser les décideurs politiques : est-il normal que des ONGs comme Médecins du Monde doivent jouer un tel rôle dans notre pays ? Qu’est-ce que cela dit sur notre système de santé, lorsqu’un ensemble d’ONGs doit prendre de telles responsabilités pour faire face à une pandémie ? »

Projets internationaux

« Nos interventions dans le sud ont été maintenues et nous avons renforcé certaines activités. »

 En Tunisie, un Médibus a circulé sans relâche dans le grand Tunis. Nos équipes mobiles sont allées à la rencontre des personnes précarisées au Mali et au Niger, nous avons distribué des milliers de kits d’hygiène, renforcé nos équipes de professionnel.le.s en santé mentale dans les camps en Bosnie et en Croatie et soutenu les enfants en situation de rue en RDC, au Burkina et au Bénin… Une continuité de nos interventions d’autant plus importante étant donné la fragilité des systèmes de santé dans de nombreux pays du sud.

« Je suis très fier de rejoindre une équipe qui a montré une grande réactivité pour s’attaquer aux enjeux du COVID-19, que ce soit dans nos projets belges ou dans ceux du sud. Sans l’intervention de Médecins du Monde, la situation des personnes les plus fragilisées aurait pu être bien pire. »

Non au monopole de Big pharma dans la course au vaccin contre le COVID-19

Dans la course au vaccin anti-COVID-19, il est crucial que les industries pharmaceutiques aussi bien que les pouvoirs publics sortent de la logique du monopole qui veut que les marges bénéficiaires soient les plus importantes possibles et que les négociations restent secrètes. « Nous devons nous assurer que les milliards d’argent public qui sont injectés dans les pharmas, garantissent que le vaccin sera accessible, à un prix abordable et en toute transparence. Les autorités doivent faire bloc pour exclure tout monopole et des prix exorbitants. »

Médecins du Monde Belgique existe depuis 1998. Elle est aujourd’hui une source d’expertise, qui en 10 ans, est passée d’un groupe d’amis à une solide ONG de 80 personnes, qui peut compter sur plus de 700 bénévoles et qui, en 2020, a géré un budget de 25.107.367€ réparti sur 40 projets, dans 10 pays, dont la Belgique.

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