Traumas suite au parcours migratoire: l’urgence de soins en santé mentale

Ce lundi 10 octobre, Journée mondiale de la santé mentale, Médecins du Monde rappelle l’urgence d’une approche médicale ‘intégrée’ qui permet aux patients de bénéficier également d’un appui psychosocial. 

 

Un soutien médical et psychologique

En Belgique, Médecins du Monde favorise notamment l’accès aux soins pour les personnes les plus vulnérables et exclues des structures de soins traditionnelles (personnes sans titres de séjour, sans protection internationale, etc.). Au Centre d’Accueil de Soins et d’Orientation (CASO), par exemple, l’association propose un accompagnement médico-psycho-social : les patients bénéficient de soins médicaux, rencontrent un.e assistant.e social.e et un.e psychologue. « Assurer que les personnes les plus fragiles aient accès aux soins en santé mentale est une de nos priorités », commente Aurore Pottié, référente santé mentale pour Médecins du Monde.

Des traumatismes liés au parcours migratoire

Au Hub Humanitaire, centre d’accueil et d’orientation pour personnes migrantes à Bruxelles, Médecins du Monde identifie les besoins des patients en termes de santé mentale, et les oriente, si nécessaire, auprès de l’équipe de santé mentale de Médecins Sans Frontières : « Au Hub humanitaire, la grande majorité des personnes que nous rencontrons vivent des traumatismes suite à leur parcours migratoire, ou ont développé un sentiment d’angoisse lié à leurs conditions de vie précaires en Belgique. Dormir dans la rue, être exposé à l’insécurité, au racisme, etc. est très violent et ne laisse pas indemne. On accueille aussi de nombreuses femmes qui ont été victimes de violences sexuelles, dans leur pays d’origine, sur la route migratoire ou en Belgique. En parler prend du temps, mais grâce au contact avec nos sages-femmes, elles finissent par se livrer », explique Priscilla Fligitter, Cheffe de projet médical au Hub Humanitaire.

Par ailleurs, au CASO, à Bruxelles, les psychologues de Médecins du Monde proposent également un accompagnement aux plus vulnérables : « Les patients que nous accueillons arrivent ici après avoir vécu un parcours migratoire confrontant. Certains ont quitté leur pays depuis une quinzaine d’années et ont parfois le sentiment d’avoir échoué. D’autres ont fui la guerre. Tout cela engendre blessures, angoisses, peurs. Certains ont besoin de 3-4 séances, mais généralement, l’accompagnement dure plus longtemps», explique Aurore Pottié.

Rendre les soins en santé mentale accessibles

« Consulter un.e psychologue, en Belgique, est déjà une démarche qui peut s’avérer difficile. Alors pour des personnes vulnérables, qui n’ont pas de papier, qui vivent en rue, et qui ont difficilement accès aux soins, c’est encore plus compliqué. Il y a aussi la barrière de la langue : comment parler de soi et décrire son ressenti quand on est pas sûr d’être compris ? Et puis, il y a les tabous. Les personnes qu’on rencontre se protègent. Elles attendent souvent longtemps avant de franchir le pas de la porte. Quand elles se rendent au HUB, la charge émotionnelle est parfois très forte. Durant la consultation médicale, nombreuses d’entre elles vont mentionner des troubles psychosomatiques (maux de têtes, cauchemars, etc.). Notre équipe médicale entend l’urgence, et les oriente vers les psychologues et médiateurs.trices culturel.le.s de MSF. On écoute les personnes et on ouvre les portes », explique Priscilla Fligitter.

 

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