EN PROFONDEUR/ Pourquoi une organisation comme Médecins du Monde est-elle nécessaire en Belgique?

Personnes sans-abri, sans papiers, usagers de drogues, ou Belges en situation de grande précarité : dans un monde qui attache toujours plus d’importance à la réussite individuelle, ces personnes vulnérables et marginalisées sont le dernier tabou de notre société. Jour après jour, Médecins du Monde monte au front pour qu’elles retrouvent leur visibilité sociale.

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Le nombre de Belges ayant un revenu bas et ne parvenant pas à avoir accès aux soins a doublé
90%
des personnes sans papiers fixe n’ont pas accès aux soins
70%
des personnes sans-abris n’ont pas de médecin traitant
Belge précaire.

Dans notre pays, une visite chez le médecin est de moins en moins accessible pour les personnes aux revenus les plus faibles ou sans diplôme. Les chiffres montrent que le nombre de Belges avec un bas revenu qui n’ont plus accès aux soins a doublé. C’est à Bruxelles que ceux qui remettent des soins à plus tard sont les plus nombreux : près d’un.e Bruxellois.e sur quatre reporte des soins médicaux en raison d’un manque de moyens financiers.

Sans-abrisme en Belgique.

Il n’existe pas de statistiques officielles sur le nombre de sans-abri en Belgique mais on estime qu’ils sont environ 50 000. Les personnes sans-abri ont de grandes difficultés à accéder aux soins, et ce, alors qu’ils sont généralement en moins bonne santé que le citoyen belge lambda : en raison de la vie dans la rue, d’une mauvaise alimentation, d’un habillement inadapté et du stress, ils souffrent plus souvent que la moyenne de troubles mentaux et physiques, comme la dépression, les insomnies, les affections cutanées ou les infections respiratoires. Et pourtant, sept personnes sans-abri sur dix n’ont pas de médecin traitant, beaucoup se voient refuser l’accès aux soins car elles n’ont pas d’assurance et d’autres n’ont ni le courage ni les moyens financiers nécessaires pour accéder au système de soins.

Le nombre de personnes sans titre de séjour

Le nombre de personnes sans titre de séjour en Belgique est difficile à estimer. Ces personnes échappent en effet littéralement aux radars. Il s’agit par exemple de candidats réfugiés dont la demande d’asile a été refusée ou qui n’en n’ont pas introduite, ou encore de personnes réfugiées de passage dans notre pays. Chez nous, même s’ils n’ont pas beaucoup de droits, les personnes sans-papiers ont droit à l’aide médicale. Pourtant, pour ce groupe cible, l’accès aux soins est un véritable parcours du combattant : les procédures sont très complexes, chaque CPAS interprète les règles autrement et il y a tellement d’obstacles administratifs qu’au bout du compte, 80 à 90 % de ces personnes ne passent jamais la porte du médecin.

Les personnes toxicomanes et les travailleur.euse.s du sexe

...sont contraints, à cause d’une législation répressive, de consommer de la drogue et de travailler dans la clandestinité et dans des conditions antihygiéniques et parfois dangereuses. Les consommateurs de drogue par injection ont par conséquent beaucoup plus de risques de contracter l’hépatite C et les travailleur.euse.s du sexe sont plus exposés aux IST et aux violences (sexuelles). Médecins du Monde se base ici sur de nombreuses recherches scientifiques, qui révèlent que les projets « outreach » préventifs sont cruciaux dans l’accompagnement tant des personnes toxicomanes que des travailleur.euse.s du sexe.

 

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