Belgique
Personnes en marge de la société

Déconfinement Covid-19 : Le soutien aux groupes vulnérables doit être maintenu.

Aujourd'hui, quatre organisations, dont Médecins Sans Frontières, Médecins du Monde, la Plateforme Citoyenne @BxlRefugees et Infirmiers de rue, s'unissent pour exprimer leur inquiétude quant aux conséquences pour les personnes sans-abri et les migrants vulnérables, si des initiatives cruciales leur apportant du soutien sont soudainement arrêtées et démantelées.

« Les structures temporaires qui ont été mises en place pour fournir un abri, un accès à l’hygiène et un lieu sûr aux personnes pendant l'hiver et en réponse à la pandémie, se sont avérées essentielles et ne peuvent être démantelées », déclare Marie-Christine Ferir, coordinatrice des urgences MSF en Belgique. Elles ont permis à ces personnes de suivre les meilleures pratiques pour se protéger contre le virus, notamment la distanciation physique et l'accès à l'eau courante et aux soins de santé. Les efforts des autorités doivent se poursuivre car, si le financement n'est plus assuré pour garantir la poursuite de ces services, les risques auxquels sont exposés ces groupes vulnérables reviendront.

« S'il y a une deuxième vague de Covid-19, nous devons être prêts. En cas de pandémie, les soins prodigués aux plus vulnérables déterminent le succès global de la réponse d'un pays. Il faut donc mettre en place des mesures spéciales pour soutenir non seulement les personnes âgées ou malades, mais aussi celles qui n'ont pas accès aux soins essentiels, comme les personnes sans-abri ou les migrants qui peuvent être vulnérables », explique Alexis Andries, directeur des opérations en Belgique pour Médecins du Monde

Les quatre ONG demandent aux autorités sanitaires belges de préciser les mesures qui seront adoptées pour soutenir ces personnes vulnérables, qui n'ont pas les moyens de s'isoler ou de se mettre en quarantaine et qui n'ont pas un accès fiable à l'information, aux endroits où se laver les mains, aux installations sanitaires, ou même aux masques.

C'est pourquoi les structures temporaires mises en place pour ces groupes vulnérables doivent rester ouvertes et financées, par exemple le plan d'hiver à Bruxelles devrait être prolongé jusqu'en mars de l'année prochaine.

Enfin, le contact tracing sera extrêmement compliqué, voire impossible, pour les personnes qui vivent dans la rue. « Pour les migrants vulnérables et les personnes sans-abri, une approche spécifique et adaptée de dépistage et de tracing s'impose. Sans structures où ils peuvent recevoir des soins de santé de base, le dépistage et tracing est impossible », déclare Marie-Christine Férir. « Aussi, des espaces dédiés aux cas confirmés et à leurs contacts doivent rester disponibles. Je crains que « Les oubliés » ne soient oubliés une fois de plus ».

Les signataires de cet appel sont des organisations activement impliquées dans la lutte contre le Covid-19 en offrant de l’aide médicale et sanitaire, l’hébergement, l’accompagnement social et la prévention vis-à-vis des personnes sans logement.

Un appel sur ce sujet a déjà été précédemment lancé : #ProtectTheUnhoused : https://covid19-protecting-screening-rehousing.com

 

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