Niger
Urgences & Crises

Protéger les migrant.e.s et les jeunes travailleuses domestiques du Niger contre le COVID-19

La première infection au COVID-19 a été enregistrée au Niger le 19 mars. Depuis lors, plus de 11.000 personnes ont été testées. Au Niger, il est encore plus difficile de lutter contre le virus: le système de santé est faible, il y a peu de possibilités de dépistage, le pays est aux prises avec une grande pauvreté et il y a beaucoup de préjugés, malentendus et autres théories du complot concernant le virus. Médecins du Monde travaille dans le pays depuis des années et lutte contre la propagation du COVID-19.

1.Protéger les migrant.e.s contre le virus 

Lorsque le COVID-19 a commencé à se propager au Niger, le gouvernement a décidé de restreindre le trafic frontalier. Pourtant, l'Algérie voisine a continué à expulser massivement des migrant.e.s vers Agadez. De mars à juin, Médecins du Monde a fourni une assistance médicale à plus de 2.000 migrant.e.s qui ont été embarqué.e.s dans des camions en Algérie et déposé.e.s à Agadez. Médecins du Monde les a reçu.e.s à leur arrivée pour des premiers soins médicaux, avec des kits d'hygiène et du matériel de prévention (comme du gel hydroalcoolique ou des masques) contre le virus.

Le Niger reste également un important pays de transit pour les migrant.e.s qui souhaitent aller vers l'Algérie ou la Libye en traversant le désert. En attendant leur voyage, elles et ils survivent dans des ghettos. Ce sont des lieux de propagation potentielle du COVID-19: les migrant.e.s vivent rapproché.e.s, dans des conditions très pénibles et insalubres. Ils et elles sont souvent affaibli.e.s et ont peu d’accès à l'eau ou à la nourriture. Depuis des années, Médecins du Monde se rend dans ces ghettos avec des équipes mobiles et continue de le faire depuis le début de la pandémie: nos équipes y ont distribué des kits de prévention, installé des points de lavage pour les mains, effectué des contrôles médicaux pour détecter les cas suspects et partagé des kits d'alimentation et d'hygiène.

2. Combattre la désinformation

Tout comme en Europe occidentale, les histoires les plus folles circulent sur le virus au Niger. Comme l'idée que le COVID-19 est une maladie de riches et de blancs. Que le virus est tué par la chaleur. Que le virus peut être guéri par l'ail ou le gingembre ou que ce n'est rien de plus qu'une grippe.

Evidemment, ce genre de “fake news” n'est pas sans danger: les gens ne "croient" pas au virus, utilisent de mauvais "remèdes" ou se protègent de la mauvaise manière (voire pas du tout). C'est pourquoi Médecins du Monde a participé à des émissions radio pour renforcer les informations correctes et les directives du gouvernement.

3. Jeunes travailleuses domestiques contre le Coronavirus

À la périphérie de Niamey, la capitale du Niger, des personnes marginalisées vivent dans des camps et des baraques à perte de vue. La plupart d’entre elles sont des jeunes venu.e.s des villages dans l’espoir d’une vie meilleure. Les jeunes filles qui y vivent travaillent souvent comme domestiques pour les familles les plus aisées de la ville. En raison de l'épidémie, le risque d'infection pour ces filles est beaucoup plus grand: elles travaillent et vivent dans un environnement surpeuplé, elles traversent la ville tous les jours vu leur travail, et elles n'ont pas accès aux services de base.

Médecins du Monde a donc décidé de se rendre dans les camps et d'apporter son soutien à ces jeunes filles oubliées: nous y avons organisé des séances de sensibilisation, leur avons appris à se laver les mains et à garder leurs distances, avons installé des panneaux d’information et 46 points de lavage collectifs des mains. De plus, nous avons distribué 4.320 savons et 500 masques réutilisables.

 

mdm niger
mdm niger
mdm niger

Contactez-nous

Médecins du Monde

Faites un don : BE26 0000 0000 2929


Rue Botanique 75, 1210 Bruxelles
Tél : +32 (0) 2 225 43 00
info@medecinsdumonde.be

TVA: BE 0460.162.753